Blues nègre dans une chambre rose de Jennifer Tremblay

Publié le par Val

Blues nègre dans une chambre rose de Jennifer Tremblay

Intensité. C'est ce que je choisirais si j'avais à décrire ce roman en un seul mot. Une histoire intense, une écriture intense et surtout une intense envie de terminer sa lecture tout d'un coup, sans prendre de pause.

C'est ce que j'ai fais, et j'ai l'impression que c'est comme ça qu'il se consomme ce petit roman: d'un seul trait, d'un seul souffle, comme la relation qui y est décrite.

Ça raconte la relation d'une jeune femme, Fanny, avec un homme plus vieux, un Noir, un musicien de jazz connu. Une relation passionnée, mais déchirante parce que instable. Bobbo n'est pas tout à elle. Elle est sa maîtresse.

Ça raconte l'histoire d'une jeune femme qui est blessée par cet amour, mais qui ne peut s'empêcher d'y retourner, d'en vouloir toujours plus.

Leur relation, on la découvre dans des cahiers écrits par Fanny.

C'est franchement bon, parce que c'est très bien écrit. Ce n'est jamais quétaine, jamais larmoyant, jamais trop. Jennifer Tremblay, qui est native de Forestville, a beaucoup de talent. Elle nous fait vraiment ressentir les émotions de Fanny, c'est facile de se sentir concernée.

Se languir de quelqu'un, attendre de ses nouvelles, vouloir tout abandonner, se dire qu'on mérite mieux que tout ça, mais y retourner en courant dès qu'on reçoit un signe de vie, aussi petit soit-il. C'est un peu ce qui peut résumer cette histoire. Et on peut tous, ou presque, se reconnaître là-dedans. En même temps, on a envie de la secouer, de lui dire que c'est perdu d'avance, comme le ferait une amie.

Un beau petit roman, une belle découverte, à lire avec une coupe de vin!

Publié dans Romans québécois

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