Amanita Virosa d'Alexandre Soublières

Publié le par Val

Amanita Virosa d'Alexandre Soublières

Voici un livre qui promet d'être choquant. Déjà, la couverture nous donne un aperçu du contenu du roman. Une écriture crue, sans censure. Oui, c'est ce qu'on retrouve dans Amanita Virosa, c'est ce qui fait la distinction d'Alexandre Soublières. Son premier roman (que je n'ai pas lu, mais je me promet de le faire bientôt) Charlotte Before Christ, avait été très bien reçu autant par la critique que le public. Ce deuxième roman était donc très attendu.

L'idée m'a tout de suite plu. Une compagnie où l'on paye pour filmer les gens à leur insu. C'est tordu et j'aime les romans tordus. La compagnie s'appelle Hyena. Elle a été fondée par Winchester Olivier et Samuel Colt. Leur but ultime, c'est d'être en marge de la société. Ils ne se soucient pas du tout de la morale.

Jusqu'à un certain point. Jusqu'à ce que l'un de leur plus fidèle client leur demande de filmer la femme d'un autre de leur fidèle client. Elle s'appelle Elsa, un jeune chanteuse populaire rebelle. Winchester en tombe amoureux. Et là le dilemme commence. Et les problèmes aussi, parce que son partenaire ne veut rien entendre et commence à agir de façon violente.

Donc, oui, l'histoire est prometteuse, en plein le genre de livres qui devraient me tenir en haleine jusqu'à la fin. Mais, non. Et j'en suis bien triste. J'ai eu un blocage tout au long de ma lecture. On dirait que l'auteur a voulu absolument choqué, en utilisant un langage trash, avec des personnages définis au crayon gras, sauf que finalement, ça n'apporte pas grand chose. Choquer pour choquer.

Ça ne m'empêche quand même pas de voir un talent chez l'auteur. Peut-être est-ce que j'avais trop d'attente. Ça n'empêche pas non plus que j'ai envie de découvrir son premier roman. Les critiques avaient été si élogieuses.

Fait intéressant: J'ai cherché ce que veut dire Anamita Virosa. C'est en fait une sorte de champignons, l'amanite vireuse, aussi appelé ange de la mort. Selon Wikipedia, c'est un champignon mortel qui agit de façon plutôt lente en détruisant le foie. Ça fait peur!

Un beau parallèle à faire avec l'histoire du roman.

Publié dans Romans québécois

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